Les nouveaux défis de l’intéractivité pour les marques de Luxe
Les marques de luxe sont ainsi uniques qu’elles savent créer du rêve et du désir à partir de leur histoire et très forte culture. Elles représentent un écrin ou tout est privilège, exception, esthétique, qualité, rareté et création. Ainsi, le marketing est un marketing de l’offre et rarement de la demande. Cette offre est d’ailleurs présente dans des boutiques de plus en plus spectaculaires, relayée parfois sur un site internet institutionnel. Site qui bien des fois déçoit car il n’est que l’animation de photos sans l’effet »frisson » du papier glacé. Et puis, les marques de luxe étendent aussi leur distribution à Internet au travers de leur propre site e-commerces d’une sélection de produits seulement.
Parallèlement à leur timide entrée dans l’ère numérique, se développent à grande vitesse les e-tailers ( e-commerçants multimarques), le e-CRM, l’achat mobile, les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, ainsi que la vidéo sur internet avec Youtube et Dailymotion. Non seulement le succès d’une collection et sa notoriété se propagent maintenant de façon instantanée via tout bloggeur au « premier rang », mais de plus les produits peuvent se voir distribués au sein d’un environnement loin des codes des boutiques en propre, des shops in shops ou des corners de grands magasins.
On voit ainsi évoluer simultanément un univers léché et maitrisé par la marque, un univers interprété par des tiers et des consommateurs qui ont le pouvoir d’influencer le succès d’un produit. « Tout cela représente un défi majeur pour les marques de luxe, car il s’agit d’un territoire inconnu, dont le développement fulgurant échappe en grande partie à leur contrôle, leur fait peur… C’est bien cela qui problème » affirme Denis Morisset, Directeur MBA Luxe, Essec.
Si nul ne peut prédire ce que sera l’attitude et la relation avec le consommateur garants du succès de l’annonceur, on peut néanmoins être persuadé qu’il faut prendre le train en marche.
Ne pas suivre les évolutions des usages digitaux, c’est cristalliser sa communication et sa distribution dans un mode unilatéral et donc voir son chiffre d’affaires reculé.
En effet, le client de la boutique c’est celui qui va aussi sur le site internet de la marque, qui lit les « posts » d’autres consommateurs sur des blogs, et qui serait prêt à passer sa commande depuis sont Iphone.
La marque doit instaurer un dialogue avec ce même consommateur. C’est une démarche qui peut concilier les codes de son image et prolonger l’expérience client sur un média aux multiples possibilités. Paradoxalement à ce que l’on peut penser, la communication et le marketing du web et du mobile peuvent être tirés par le haut par les initiatives des marques de luxe. Typiquement, cela pourrait être la démocratisation de la réalité augmentée.
No related posts.
La liste des entrées complémentaires est établie par le module d’extension YARPP.
